Un levé magnétique héliporté révèle l'architecture interne de la carbonatite d'Oka

Cinq structures magmatiques majeures à potentiel de minéralisation en terres rares définies

September 16, 2026 5:35 PM EDT | Source: Nio Strategic Metals Inc.

Montreal, Quebec--(Newsfile Corp. - 16 septembre 2026) - Nio Métaux Stratégiques Inc. (TSXV : NIO) (OTCQB : NIOCF) (« Nio » ou la « Société »), une société d'exploration de minéraux critiques, a le plaisir d'annoncer les résultats et l'interprétation géostructurale des levés de magnétométrie et de spectrométrie héliportés de haute résolution réalisés sur sa propriété d'Oka, détenue à 100 %. L'interprétation a été récemment complétée par Jean David, géophysicien principal, et Ali Ben Ayad, géologue principal, dans le cadre de la première phase d'une compilation et synthèse géoscientifique des données géologiques et géophysiques historiques sur le complexe carbonatitique d'Oka, entreprise avec l'objectif spécifique de cibler les minéralisations en terres rares (« TR »).

Depuis 1952, les travaux d'exploration à Oka ont été presque exclusivement orientés vers la recherche de niobium, bien que les zones de minéralisation en niobium soient souvent accompagnées de minéralisations en terres rares, comme l'ont montré les premières analyses réalisées en 1958 (Nickel, CGC), les différents travaux académiques et, plus récemment, l'étude métallurgique d'Impact Global Solutions (« IGS ») (voir le communiqué de la Société du 4 août 2026). Les nouveaux travaux d'interprétation intègrent les données du levé de 2023 à soixante-dix ans de forages, de tranchées, de cartographie et de recherches universitaires historiques. Cette compilation géoscientifique a permis de mettre en évidence la structure interne tridimensionnelle de l'intrusion et les pièges géostructuraux aptes à contenir des concentrations significatives en TR.

Le levé héliporté de 2023, réalisé par Prospectair, a couvert la totalité de la propriété, incluant les anneaux Nord et Sud de la carbonatite et son encaissant grenvillien : un total de 921 km de lignes a été survolé, avec des lignes de levé espacées de 25 m, à une hauteur moyenne de vol de 33 m pour le capteur magnétique et de 52 m pour le spectromètre (potassium, uranium, thorium) (Figure 1).

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Figure 1. Secteur couvert par les levés magnétiques et spectrométriques de 2023.

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La magnétométrie d'Oka présente une intensité magnétique totale (TMI, Figure 2) très variable (plage de 12 370 nT), avec des anomalies magnétiques fortes formant des masses triangulaires et/ou en forme de croissants, caractéristiques d'intrusifs de type dykes. L'encaissant grenvillien, au nord et à l'est, montre des valeurs de fond magnétique plus faibles et une variabilité réduite, typiques de zones dominées par des roches métasédimentaires (paragneiss) ou intrusives felsiques à intermédiaires (orthogneiss). La Figure 2 indique la position des différentes zones minéralisées au sein et en bordure du complexe carbonatitique sur les cartes magnétiques; son contact approximatif interprété y est également tracé.

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Figure 2. (a) Champ total (TMI) résiduel et limites approximatives de la carbonatite. (b) Dérivée de l'angle d'inclinaison magnétique (TDR) et limites approximatives de la carbonatite.

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L'interprétation structurale des linéaments magnétiques permet de mettre en évidence plusieurs structures, autant souples, dans le Grenvillien, que cisaillantes (C1, C2…) ou cassantes régionalement. Ces linéaments, mis en valeur par les différents traitements (filtres), permettent de suggérer le schéma structural de l'anneau Nord de la carbonatite et de son encaissant grenvillien (Figure 3). Ce schéma montre l'existence de trois grands cisaillements :

  • Un couloir de cisaillement de l'extrême nord-ouest (C1), de direction NE et visiblement sénestre, qui tronque la carbonatite et dans lequel est encaissé le gîte Advance.

  • Un cisaillement limitant le flanc nord-est de la carbonatite, au contact du Grenvillien (C2).

  • Un décrochement cisaillant sénestre qui sépare l'anneau Nord de l'anneau Sud de l'intrusion (C3). C'est probablement cet accident qui est à l'origine de la « distorsion du 8 » citée par tous les auteurs ayant travaillé sur cette carbonatite (voir Figure 4).

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Figure 3. (a) Champ total (TMI) résiduel et structures interprétées. (b) Dérivée de l'angle d'inclinaison magnétique (TDR) et structures interprétées.

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Figure 4. Carte géologique synthétique de la carbonatite d'Oka avec localisation des gîtes et mines de niobium (tirée de Proulx, 2003, d'après Gold), illustrant la « distorsion du 8 » des deux anneaux.

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La colline Husereau, selon la géophysique et les données de terrain, correspond à un des plus grands dykes, localisé à l'extrémité nord de la carbonatite. La Figure 5 montre clairement la fermeture latérale de ce dyke à remplissages multiples (forme de poisson). Dans la partie centrale de la carbonatite (Figure 6), la grande structure magnétique arquée en forme de croissant de la zone Bond correspond aussi à un grand dyke parfaitement tracé par le contraste de susceptibilité magnétique.

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Figure 5. Géologie de surface du dyke de la colline Husereau (Gold et Vallée, S-101).

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Figure 6. Identification des structures en croissant, arquées, dans la carbonatite d'Oka (sur la dérivée de l'angle d'inclinaison magnétique, TDR).

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Dans l'anneau Nord, cinq structures magmatiques majeures ont été définies, qui s'organisent globalement selon la direction NW-SE, direction d'allongement de la carbonatite. Ces dykes sont fortement magnétiques en raison de la présence de roches ultra-alcalines (okaïte et ijolite-urtite) altérées et de leur encaissant carbonatitique à biotite et magnétite. Ainsi, du nord vers le sud, on retrouve le dyke Husereau, le dyke Manny Nord, le dyke Manny, le dyke Bond et le dyke de la Structure centrale (zone S60-Wayfair). Les sections d'inversion magnétique permettent d'individualiser clairement les différents dykes observés en surface, de déterminer leur pendage global et laissent supposer une éventuelle relation entre tous ces dykes en profondeur (-800 m et plus).

Au sein de ces dykes, on note souvent la présence de plusieurs axes magnétiques secondaires traduisant probablement des remplissages multiples, avec des intercalaires à faible signature magnétique correspondant à des carbonates, essentiellement dolomitiques au nord et calcitiques vers le centre de la carbonatite. Ces derniers sont généralement fortement altérés (carbonatisation, biotitisation), à magnétite, apatite et traces de pyrochlore et de pérovskite. C'est d'ailleurs dans ces carbonates que les terres rares ont été signalées par différents auteurs (Nickel, CGC, 1958 ; Eby, N., 1974), sous forme de carbonates de TR (ancylite, bastnäsite) et de phosphates (monazite), toujours cryptocristallins et/ou en intercroissance, et probablement aussi en inclusions dans d'autres minéraux (strontianite et barytine), montrant des teneurs, sur échantillons choisis, variant de 1,5 à 4 % en oxydes de TR.

Outre l'encaissant carbonatitique des TR, les travaux de Nelson Eby (1974) ont permis de déterminer les faciès de roches silicatées ultra-alcalines qui montrent le plus d'enrichissement relatif en TR, soit, en ordre décroissant, les okaïtes, les ijolites et enfin les faciès métasomatiques de contact de la carbonatite avec son encaissant, souvent digéré par la carbonatite calcitique (ultrafénites). Pour ce qui est des minéraux échantillonnés et analysés dans ces faciès silicatés, les meilleures concentrations en TR et en yttrium se retrouvent dans l'apatite, la niocalite, la pérovskite et le pyrochlore.

Dans la carbonatite calcitique (sövites) du cœur de l'anneau Nord de l'intrusion d'Oka (gisements de niobium de la S60, Bond et Wayfair), au moins quatre générations de pyrochlores ont été identifiées (Proulx, A., 2003), et au moins deux générations de ces pyrochlores, riches en niobium, présentent aussi une signature radioactive (Th et U) et sont riches en TR. Parmi les TR, le cérium est présent à un niveau de concentration élevé (entre 2,1 et 15,8 % CeO). Il est associé aux pyrochlores (cériopyrochlores) et aux autres minéraux de niobium (niocalite, pérovskite), ainsi qu'à l'apatite et à la monazite, relativement abondante dans cette partie centrale.

En résumé, trois types de minéralisations en TR ont pu être distingués : les TR associées aux minéraux de niobium (pyrochlore, pérovskite et niocalite), les TR associées aux phosphates (apatite, monazite et britholite) et les TR associées aux carbonates (ancylite et bastnäsite).

Il existe une forte corrélation entre ces minéraux de TR et la présence d'anomalies en thorium et, dans une moindre mesure, en uranium. Cette corrélation existe aussi avec les minéraux de niobium, comme elle a été utilisée depuis les premiers travaux d'exploration (magnétisme-radioactivité) ; il s'est toutefois avéré que les teneurs en Nb₂O₅ y étaient, en général, relativement faibles (< 0,45 %), mais c'est à ces endroits que les minéraux de TR ont été découverts avec les teneurs décrites plus haut.

Vu le caractère radioactif des minéraux de TR reconnus dans la carbonatite d'Oka, leurs éventuelles concentrations auront donc une signature d'abord magnétique et radioactive, exprimée en anomalie de Th et, dans une moindre mesure, d'U.

En somme, l'intégration des données de magnétométrie et de spectrométrie à haute résolution, alliées aux données géologiques historiques sur le complexe d'Oka, a contribué à la compréhension géométrique et structurale de l'intrusion. Elle fournit non seulement une image assez détaillée des structures magmatiques, mais aussi des outils stratégiques d'identification des zones favorables à la concentration des TR.

Sur la base de l'interprétation intégrée, l'équipe technique recommande un programme de reconnaissance de neuf sondages carottés pour un métrage total d'environ 4 460 m dans l'anneau Nord de la carbonatite (Figure 7), aptes à intersecter des concentrations significatives en TR et accessoirement en niobium.

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Figure 7. Localisation des sondages proposés sur la carte de la dérivée de l'angle d'inclinaison magnétique (TDR).

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Bruno Dumais, président et chef de l'exploitation, a déclaré : « Pendant soixante-dix ans, Oka a été foré pour le niobium sans que personne ne puisse voir l'ensemble du système d'un seul coup d'œil. Ce levé nous en donne l'image. Les dykes qui portent le niobium sont les mêmes structures qui, selon les travaux historiques, portent les terres rares, et nous pouvons maintenant les suivre en profondeur. Ce levé, conjugué à l'étude métallurgique d'IGS et aux essais en cours, contribuera à mieux comprendre le potentiel en TR de la propriété mais aussi développer des processus sécuritaires pour l'environnement local. »

Les prochaines étapes de la Société comprennent la collaboration avec les parties prenantes locales en vue de l'obtention d'une autorisation pour travaux d'exploration à impacts (ATI) dans le cadre et selon les lignes directrices établies par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec. À cette fin, la Société a mandaté GHD Environnement pour l'accompagner et assurer la transparence des communications tout au long de ce processus.

L'information technique contenue dans le présent communiqué a été révisée et approuvée pour le compte de la Société par Pierre-Jean Lafleur, ing., consultant en géologie et personne qualifiée au sens du Règlement 43-101 sur l'information concernant les projets miniers.

À propos de Nio Métaux Stratégiques

Nio Métaux Stratégiques est une société d'exploration et de développement qui vise à devenir un producteur de ferroniobium. La Société détient des propriétés de niobium et de métaux critiques situées à Oka et près de Mont-Laurier, dans la province de Québec. Nio s'engage à mettre en valeur ces gisements de manière responsable sur le plan environnemental - en fournissant les matériaux stratégiques dont le monde a besoin, tout en stimulant l'innovation, en créant des emplois de qualité et en renforçant l'économie locale.

Pour de plus amples renseignements sur la Société, veuillez consulter les documents publics de la Société disponibles sur SEDAR+ (www.sedarplus.ca) ou sur le site Web de la Société (https://niometauxstrategiques.com), ou communiquer avec :

Bruno Dumais, président et chef de l'exploitation
bdumais@niometauxstrategiques.com
514 560-7623

Jean-Sébastien Blanchette, chef de la direction financière
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917 399-0437

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Source: Nio Strategic Metals Inc.

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